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La Lingerie
Atelier parisien de corsets et de lingerie vers 1900 : une longue rangée de couturières en tablier cousent des chemises blanches devant de hautes fenêtres
Un atelier de corsetières et de lingères vers 1900 : en 1901, le recensement français compte 180 000 personnes dans les fabriques de lingerie.

Lingerie et société : morale, travail et émancipation

XIXe-XXIe siècles

La morale du corset, le droit, les ouvrières, l'industrie, le commerce, puis 1946, 1968 et le no bra : ce que la lingerie dit de la société, chiffres à l'appui.

Frise chronologique

  1. 1793

    Décret sur la liberté du costume

  2. 1800

    Ordonnance parisienne sur le travestissement des femmes

  3. 1873

    Le Bon Marché lance la quinzaine du blanc

  4. 1876

    Les Warner installent leur fabrique de corsets à Bridgeport

  5. 1901

    Recensement français : 180 000 personnes dans les fabriques de lingerie

  6. 1946

    Le bikini à la piscine Molitor

  7. 1968

    Atlantic City : la poubelle de la liberté

  8. 1992

    Aubade lance les Leçons de séduction

  9. 2012

    Arabie saoudite : les vendeuses de lingerie

  10. 2013

    Le ministère constate l'abrogation implicite de l'ordonnance de 1800

  11. 2020

    Sondage Ifop sur le no bra

La lingerie passe pour un sujet privé : ce qu’on porte sous ses vêtements ne regarde, en principe, que soi. L’histoire raconte presque l’inverse. Ce qu’on a imposé de cacher, qui a cousu ces pièces et pour quel salaire, qui les a vendues et comment, ce que la loi en a dit ou n’en a pas dit, ce que des femmes ont refusé de porter : tout cela relève de la société.

Cette page suit trois fils, la morale, le travail et l’émancipation, avec deux étapes intermédiaires, le droit et le commerce. Elle s’en tient aux faits vérifiés et signale, à chaque endroit, ce qui reste mal documenté. Pour la partie des idées, voir le pilier voisin Philosophie de la lingerie ; pour la chronologie des formes et des fibres, l’histoire de la lingerie. Ici, on parle de chiffres, de dates et de conditions de vie.

Morale : souffrir pour être comme il faut

Le point de départ est un paradoxe que l’historien Philippe Perrot a étudié dans Les Dessus et les Dessous de la bourgeoisie (Fayard, 1981). Selon le compte rendu du Monde du 26 juin 1981, les hommes et les femmes de la « bonne société », « engoncés dans leurs cols durs, torturés par leurs plastrons, suppliciées dans leurs corsets », n’hésitent pas à souffrir, à risquer la maladie et la mort, une conduite opposée à « l’idée même de rationalité » qui gouverne leurs placements. La morale du XIXe siècle est d’abord une morale de la tenue : on s’impose une contrainte physique pour montrer qu’on appartient au bon monde.

Les médecins ont réagi tôt, et trois repères jalonnent la querelle :

  • en 1793, Samuel Thomas von Sömmerring publie à Berlin Über die Wirkungen der Schnürbrüste, un des premiers traités médicaux contre le laçage serré ;
  • en 1881, une Rational Dress Society est fondée à Londres pour protester contre les modes qui déforment le corps ou gênent le mouvement ;
  • en 1908, le docteur Ludovic O’Followell publie Le Corset, étude médicale, avec mensurations, photographies et radiographies.

Le ton d’O’Followell est étonnamment mesuré : d’après le sommaire de l’édition de 1908, « on a souvent exagéré l’action néfaste du corset sur la cage thoracique » et « le port d’un corset ne peut entraver sérieusement la fonction respiratoire, que lorsque ce vêtement est serré ». C’est donc le serrage qui fait le mal, pas la pièce en elle-même. Le même sommaire juge que « rechercher une fine taille au détriment de sa santé est une folie ».

Notre lecture : l’histoire du corset n’est ni celle d’un instrument de torture permanent ni celle d’un simple accessoire. Elle est celle d’une norme sociale que des médecins ont tour à tour dénoncée et nuancée. Le mythe des côtes retirées pour affiner la taille, que l’historienne Valerie Steele juge « entièrement mythique » dans The Corset: A Cultural History (Yale University Press, 2001), montre à quel point l’imagination a pu prendre le relais des faits. Le détail de ces controverses est dans l’article Le corset était-il dangereux ? Médecins et moralistes au XIXe siècle.

Droit : la loi a peu parlé des dessous, davantage des habits

Disons-le d’emblée : nous n’avons trouvé aucune loi française consacrée au corset ou à la lingerie elle-même, et nous n’en inventons pas. Le droit s’est surtout intéressé à l’habit en général, et à qui pouvait porter quoi.

Perrot rappelle, toujours d’après Le Monde, que la « liberté du costume » date d’un décret de 1793 : « Chacun est libre de porter tel vêtement ou ajustement de son sexe qui lui convient. » Sept ans plus tard, une ordonnance du préfet de police de Paris Dubois, numéro 22, datée du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800) et intitulée « Ordonnance concernant le travestissement des femmes », dispose que toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la préfecture de police pour en obtenir l’autorisation. Ce n’était pas une loi, mais une ordonnance préfectorale. Elle ne nomme pas le pantalon dans la phrase que l’on cite d’ordinaire, et l’expression « interdiction du pantalon » est un raccourci.

Dans une question écrite de 2012, le sénateur Alain Houpert affirme que cette interdiction avait été « partiellement levée par deux circulaires de 1892 et 1909 », autorisant le port féminin du pantalon « si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval ». Nous n’avons pas lu ces circulaires ; nous citons le sénateur. Le 31 janvier 2013, la réponse du ministère des Droits des femmes, publiée au Journal officiel du Sénat, précise que l’ordonnance visait avant tout à limiter l’accès des femmes à certaines fonctions ou métiers en les empêchant de se parer à l’image des hommes. Elle est incompatible avec les principes d’égalité de la Constitution et les engagements européens de la France. D’où une « abrogation implicite » : l’ordonnance est « dépourvue de tout effet juridique » et ne subsiste que comme pièce d’archives à la préfecture de police de Paris. Il ne s’agit donc pas d’une loi abrogée en 2013, mais d’un constat tardif sur un texte tombé en désuétude.

Un autre épisode relève à la fois du droit et du commerce : celui des boutiques de lingerie saoudiennes. Un ordre royal de juin 2011 impose aux magasins d’employer des Saoudiennes, avec entrée en vigueur au début de janvier 2012 ; en mai 2012, un tribunal administratif annule le décret d’application, puis le ministère publie en juillet de nouveaux décrets. Human Rights Watch écrit que « la bataille pour augmenter la main-d’œuvre féminine a en réalité commencé avec la lingerie » (traduction libre). L’histoire complète, avec les sources, est dans l’article Arabie saoudite : quand les boutiques de lingerie ont donné un emploi aux femmes ; le pilier La lingerie dans le monde la replace dans un tour des continents.

Travail et industrie : de la main à la fabrique

Travail : les mains qui cousent

Qui fabrique la lingerie ? Dès qu’on pose la question, la scène change : ce ne sont pas les clientes, mais des ouvrières, nombreuses et mal payées. Selon l’historienne Claire Lemercier, en 1851, plus d’un million de femmes travaillent en France dans l’habillement. La couture est le métier manuel que les femmes apprennent le plus souvent. À Poitiers en 1851, la moitié des apprenties sont couturières, et avec les lingères, les culottières et les giletières, on atteint 90 %. À Orléans en 1911, 70 % des femmes actives juste avant leur mariage sont couturières, corsetières, giletières ou brodeuses, d’après Prost, cité par Lemercier. Ces deux chiffres sont locaux, et la lingère est précisément celle qui cousait les sous-vêtements ou les draps. Pour le versant intime du vêtement lui-même, voir Histoire de la culotte : pourquoi les femmes l’ont adoptée si tard.

Deux repasseuses en blouse et jupe, l'une bâillant en se frottant la nuque, l'autre penchée sur son fer, devant un mur coloré
Edgar Degas, « Les Repasseuses » : des ouvrières du linge au travail. Peinture du domaine public, musée d'Orsay (Wikimedia Commons).

À l’échelle du pays, le recensement du 24 mars 1901 donne des ordres de grandeur, deux sexes confondus :

Groupe (recensement de 1901) Personnes
Travail des étoffes et du vêtement (en 1896 : 1 304 000) 1 484 000
Couturières en robes 725 000
Fabriques de lingerie (ouvriers compris) 180 000
Fabriques de corsets 14 000

D’après l’Inspection du travail, la moitié des 1,3 million d’ouvriers de l’aiguille de 1902, dont 86 % de femmes, travaillent à domicile. Deux cas relevés par une enquête de l’Office du travail sur les lingères à Paris en 1907 donnent une idée de ce que cela voulait dire :

  • une lingère à domicile fait des chemises de nuit pour femme, payées de 5,50 à 9 francs pièce, 13 à 14 heures par jour en pleine saison, pour un gain annuel brut de 1 160 francs ;
  • une finisseuse de chemises d’homme reçoit 0,70 franc la chemise, travaille 17 heures par jour en pleine saison et tire 483,05 francs de profit net annuel.

Ce sont deux cas, pas des moyennes. Ils suffisent pourtant à rappeler que la dentelle du trousseau bourgeois avait un envers. L’article Lingères et corsetières : l’histoire des métiers de la lingerie détaille ces sources.

Industrie : de l’atelier à la fabrique

Le passage de la couture à l’usine se lit bien à Bridgeport, dans le Connecticut. Selon le Bridgeport History Center, les frères Warner, deux médecins soucieux des effets du corset, lancent des « corsets de santé » puis déménagent en 1876 dans cette ville, un des grands centres industriels du pays. Plus d’un millier d’employés y fabriquent 6 000 corsets par jour, et la maison devient la plus grande fabrique de corsets des États-Unis. Parmi ses employés, de nombreuses immigrantes. En 1887, les Warner ouvrent le Seaside Institute, qui leur offre un hébergement, un restaurant, une bibliothèque et des cours d’anglais et d’instruction civique. Cette initiative patronale est décrite par une source locale plutôt favorable à l’entreprise ; elle montre en tout cas que la main-d’œuvre était féminine, immigrée et logée par son employeur.

Toujours selon la même source, les Warner rachètent en 1914 le brevet de soutien-gorge de Mary Phelps Jacob et deviennent les premiers à produire cette pièce à grande échelle, alors que la popularité du corset décline. Pour les maisons françaises et leurs archives, nous renvoyons à notre site frère lingerie-sensuelle.fr : maisons de lingerie françaises.

Ce que ces chiffres montrent : entre l’ouvrière à domicile de 1907 et la fabrique de Bridgeport, la même pièce passe par des organisations du travail très différentes. Notre avis : l’industrialisation n’a pas rendu la lingerie plus libre, mais plus accessible. Une pièce autrefois faite sur mesure par une couturière devient un produit que l’on achète prête à porter, et cette mutation commerciale compte autant que n’importe quelle invention technique.

Commerce : le blanc, le catalogue, la boutique

Le commerce de la lingerie a lui aussi ses dates. En janvier 1873, selon Le Figaro, Aristide Boucicaut décide au Bon Marché d’exposer toute la marchandise blanche (linge de maison, layette, rideaux et voilages, dessous féminins et masculins) à prix réduits. Ce qui devait être la « grande quinzaine du blanc » devient le mois du blanc, une tradition commerciale qui lui survit. Le journal parle d’invention des soldes ; nous nous en tenons au fait daté, car des sources secondaires donnent aussi 1871 pour la première édition, ce que nous n’avons pas pu vérifier. Pour voir comment les grands magasins ont mis ce linge en scène, lire le blanc à Paris, des grands magasins aux trousseaux.

Une modiste en robe verte examine un chapeau garni, entre des présentoirs de chapeaux fleuris, dans une boutique
Edgar Degas, « La Modiste » (The Millinery Shop) : une boutique de mode du XIXe siècle. Peinture du domaine public, Art Institute of Chicago (Wikimedia Commons).

Aux États-Unis, deux histoires de marques montrent deux manières de vendre. Maidenform est fondée en 1922 à New York par la couturière Ida Rosenthal, son mari William et Enid Bissett, d’après deux musées en ligne de lingerie. Frederick’s of Hollywood naît à New York en 1946 et s’installe à Los Angeles en 1947 ; selon le Los Angeles Times, le public ne la connaît longtemps que par ses catalogues, et son fondateur dirige 160 magasins à sa retraite en 1984. Le détail est dans l’article Frederick’s of Hollywood : la lingerie américaine de masse. Le bikini de 1946, choc commercial plus que libération, a le sien : Juillet 1946 : Louis Réard, Jacques Heim et la naissance du bikini.

En France, la publicité de lingerie a longtemps été, à l’inverse de la nudité, une affaire de cadrage. La campagne « Leçons de séduction » d’Aubade est créée en 1992 par Éric Flimon, de l’agence Colette & Flimon, pour relancer la marque ; elle montre des corps sans visage. À l’autre bout, la régulation intervient après coup : le Jury de déontologie publicitaire a rendu en 2008 un avis déclarant fondée la plainte contre une affiche pour de la lingerie féminine représentant un postérieur en slip, avec la mention « En promo », que la plaignante jugeait susceptible d’être perçue comme pornographique. L’Autorité de régulation professionnelle de la publicité n’avait pas été consultée avant la diffusion. Le corpus disponible est mince, et l’article Lingerie et publicité en France : histoire des affiches en donne les limites.

Émancipation : 1946, 1968, 2020

La dernière étape est celle où la lingerie devient, volontairement ou non, un objet de revendication. Trois épisodes la balisent.

Le premier est une affaire de publicité. Le 5 juillet 1946, un bikini est présenté lors d’un défilé au bord de la piscine Molitor, à Paris. Louis Réard et Jacques Heim revendiquent chacun d’avoir lancé le premier, et le Metropolitan Museum note qu’il existe de nombreux débats sur qui l’a « inventé ». Réard, ne trouvant pas de mannequin, engage une danseuse du Casino de Paris, Micheline Bernardini. Ce n’est pas encore une libération : c’est un choc commercial, que l’Amérique n’accepte, selon le Met, qu’une fois des stars comme Rita Hayworth et Ava Gardner photographiées en bikini. L’article sur la naissance du bikini détaille l’affaire.

Le deuxième est le plus mal compris. Le 7 septembre 1968, à Atlantic City, des militantes manifestent contre le concours Miss America et jettent dans une « freedom trash can » des objets symbolisant, selon elles, l’oppression des femmes. Carol Hanisch, l’une des organisatrices, l’a raconté : « This is where the bra-burner myth started, by the way, but we weren’t allowed to burn anything, including bras. » (Traduction libre : c’est de là que vient le mythe des soutiens-gorge brûlés, mais on ne nous a laissé brûler quoi que ce soit, soutiens-gorge compris.) Elle précise que des soutiens-gorge ont bien été jetés, avec des talons hauts, des bas, des corsets, des maquillages et des magazines. Un journaliste local de l’époque a rapporté le contraire, ce que les militantes démentent : le désaccord résiduel est documenté dans l’article Les soutiens-gorge brûlés de 1968 : vrai ou faux ?. La conclusion tient en peu de mots : il y a eu une poubelle, des soutiens-gorge dedans, et une réécriture médiatique.

Le troisième se mesure. Un sondage Ifop pour Xcams, réalisé en ligne du 9 au 12 juin 2020 auprès de 3 018 personnes de 18 ans et plus, dont 1 603 femmes, indique que 7 % des Françaises déclarent ne jamais ou presque jamais porter de soutien-gorge, contre 3 % avant le confinement, et 18 % des moins de 25 ans, contre 4 %. Par ailleurs, 44 % ont déjà pratiqué au moins une fois le « no bra » dans un lieu public. Il faut lire ces chiffres avec leurs réserves : ce sont des déclarations, et le commanditaire est un site de webcams pour adultes. L’article No bra : ce que dit vraiment le sondage Ifop de 2020 les détaille.

Notre lecture : qui décide ?

Qui décide ?

Chacun de ces chapitres pose la même question sous un angle différent : qui décide de ce qu’on porte, de ce qui se fabrique et de ce qui se montre ? Au XIXe siècle, la réponse est surtout sociale : une norme de tenue que les corps subissent. Au XXe, elle devient commerciale : un marché que des entreprises, des catalogues et des publicités construisent. Aujourd’hui, elle est en partie individuelle : on peut choisir de ne plus porter une pièce, et des chiffres, même fragiles, le montrent.

Nous voyons là un déplacement plus qu’un progrès linéaire. Le corset n’a pas disparu pour des raisons seulement morales, et le soutien-gorge n’a pas été imposé seulement par la mode ; les ouvrières ont changé de lieu de travail, pas forcément de condition. Notre avis, assumé : l’histoire de la lingerie est une histoire de pouvoir ordinaire, celui qui s’exerce sur les corps par l’habillement, le salaire et le prix. La philosophie y met des mots, que le pilier consacré aux idées explore ; l’histoire y met des dates, que le pilier consacré à l’histoire rassemble.

Ce que cette page ne dit pas

Elle ne documente pas tout. Pour la France, nous n’avons aucun fait vérifié sur une loi consacrée aux dessous, ni sur les sommes qu’a représentées l’industrie de la lingerie, ni sur la part des femmes dans sa direction. Le recensement de 1901 mêle les deux sexes. Les deux enquêtes de 1907 ne sont que deux cas. Le sondage de 2020 repose sur des déclarations. Chaque fois que le site manque d’une source solide, il le dit plutôt que de combler le vide par une généralité.

Sources principales

Les chiffres et citations de cette page proviennent de documents accessibles en ligne :

Questions fréquentes

Les Parisiennes avaient-elles vraiment interdiction de porter le pantalon jusqu'en 2013 ?

Une ordonnance du préfet de police du 7 novembre 1800 soumettait à autorisation le fait, pour une femme, de s'habiller en homme. Le ministère des Droits des femmes a répondu le 31 janvier 2013 qu'elle était incompatible avec le principe d'égalité et implicitement abrogée, donc sans effet juridique. Ce n'était pas une loi, et elle n'était plus appliquée.

Combien de personnes travaillaient dans la lingerie en France vers 1900 ?

Le recensement du 24 mars 1901 compte 180 000 personnes, tous sexes confondus et ouvriers compris, dans les fabriques de lingerie, et 14 000 dans les fabriques de corsets. Ces chiffres couvrent un secteur plus large que les seules ouvrières à domicile.

Les féministes ont-elles brûlé leurs soutiens-gorge en 1968 ?

Les organisatrices de la manifestation d'Atlantic City affirment ne rien avoir brûlé : elles ont jeté des soutiens-gorge, des ceintures, des talons ou des magazines dans une poubelle, et, selon l'une d'elles, la police interdisait tout feu sur la promenade. Un journal local de l'époque a rapporté le contraire, ce que les militantes démentent. L'image d'un autodafé de masse relève du mythe.

Qu'est-ce que la « vente de blanc » ?

Selon Le Figaro, c'est une opération lancée en janvier 1873 par Aristide Boucicaut au Bon Marché : exposer et solder toute la marchandise blanche (linge de maison, layette, rideaux, dessous féminins et masculins). La grande quinzaine du blanc est devenue le mois du blanc.

Combien de femmes disent ne pas porter de soutien-gorge en France ?

Dans un sondage Ifop réalisé en juin 2020 pour Xcams auprès de 3 018 personnes, 7 % des Françaises déclarent ne jamais ou presque jamais en porter, contre 3 % avant le confinement ; 18 % chez les moins de 25 ans. Il s'agit de déclarations, sur un échantillon commandité par un site de webcams pour adultes.