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La Lingerie
Femme en kimono de soie bleu nuit brodé de motifs dorés, debout devant une haute fenêtre aux voilages clairs
Un dessous raconte d'abord ce que la société a voulu régler : la soie à protéger, la caste, la médecine, le commerce.

La lingerie dans le monde : ce que les dessous disent des sociétés

Du yumoji japonais à la faja de Medellín, du dudou chinois aux boutiques saoudiennes : des repères datés, continent par continent, sur ce que règle un dessous.

Frise chronologique

  1. XVe siècle

    Lengberg, Tyrol : des pièces de lin ressemblant à des soutiens-gorge

  2. 1859

    Travancore : le roi autorise les femmes nadar à se couvrir la poitrine

  3. 1902-1919

    Japon : la culotte entre dans les écoles de filles

  4. 1922

    New York : naissance de Maidenform

  5. 1926

    Australie : Berlei mesure 6 000 femmes

  6. 1927

    Guangdong : proposition d'interdire le bandage des seins

  7. 1946-1947

    Frederick's of Hollywood, de New York à Los Angeles

  8. 2006-2012

    Arabie saoudite : les vendeuses de lingerie, du règlement au tribunal

  9. 2021

    Medellín, capitale de la gaine

Un dessous ne se contente pas de cacher : il règle quelque chose. Au Japon, il protège la soie du kimono et accompagne le bain. Dans le Travancore du XIXe siècle, se couvrir la poitrine sépare les castes. En Arabie saoudite, un rayon de boutique devient un sujet de politique de l’emploi. À Medellín, une gaine médicale devient un produit d’exportation. Cette page rassemble des repères datés, un par grande région, pour montrer ce que la lingerie a réglé ici et là, sans jamais prétendre dire ce que « les femmes de là-bas » seraient. Pour le regard et le désir que suscite la lingerie, nous renvoyons à la page sur les hommes, les femmes et la séduction.

Le parti pris est celui de l’essai documenté. Chaque région est traitée par un objet, un texte, une loi ou une entreprise précise, avec sa source. Quand la documentation est mince, nous le disons. Quand un récit célèbre est une légende, nous le séparons des faits. Et nous ne classons personne : aucune société n’a « la plus sensuelle » ni « la plus pudique » des lingeries, et les chiffres qui prétendent le mesurer mesurent autre chose. La lecture sociale de ces objets est faite dans Lingerie et société.

Asie : soie à protéger, corps à discipliner, caste à franchir

Japon : sous le kimono, des couches pour la soie et pour le bain

Le fundoshi est un sous-vêtement traditionnel fait d’une bande de coton passée entre les jambes et nouée à la taille ; sa version la plus longue, le rokushaku fundoshi, tire son nom de sa longueur de six shaku, soit environ 1,82 mètre. Mais la meilleure entrée dans les dessous japonais passe par les femmes de la période d’Edo et par un vocabulaire qui déroute : selon une série de l’institut Pola consacrée à la beauté d’Edo, les mots « pagne » et « ceinture de tissu » s’appliquaient aux deux sexes, et les femmes disposaient de termes propres comme susoyoke, koshimaki, kedashi et yumoji, ce dernier parce qu’elles le portaient au bain.

Le piège est le koshimaki. Le dictionnaire JAANUS rappelle qu’il a d’abord désigné un vêtement de dessus : la tenue d’été formelle des femmes de l’élite guerrière, un uchikake rabattu et noué à la taille. Le sens de jupe de dessous existe aussi, mais il vient s’ajouter. Plus bas, le nagajuban se porte sous le kimono pour le protéger de la saleté ; ses manches se glissent dans celles du kimono et son ourlet reste plus court pour demeurer caché, comme l’explique la notice du Cleveland Museum of Art, qui rappelle aussi que le mot juban vient du portugais gibão, nom d’une veste ajustée. Le dessous japonais règle donc d’abord la conservation de la soie, l’hygiène et le bain, avant la pudeur. Le détail, pièce par pièce, est dans notre article sur le yumoji et le nagajuban.

C’est aussi là que se loge une belle légende. Le 16 décembre 1932, un incendie ravage le grand magasin Shirokiya, à Tokyo, et fait 14 morts. Le récit répandu veut que des vendeuses en kimono, sans culotte, aient refusé de sauter dans les filets de sauvetage par pudeur, et que le drame ait imposé la culotte au Japon. Le spécialiste des mœurs Inoue Shōichi la qualifie de légende, et la chronologie du projet Minpaku du Musée national d’ethnologie la démonte : la culotte était déjà répandue dans les écoles de filles, un article de presse du 15 décembre 1902 la recommandait et, le 26 mai 1919, la presse rapportait qu’un lycée de jeunes filles prestigieux l’imposait à toutes ses élèves. On trouvera le dossier de l’enquête sur la culotte en ligne. Pour la suite de l’histoire de cette pièce en Occident, voir l’histoire de la culotte.

Côté industrie, la chronologie officielle de Wacoal donne trois repères :

  • 1946 : Wako Shoji est fondée par Koichi Tsukamoto ;
  • 1949 : Wako Corp. est constituée et commercialise alors des rembourrages de soutien-gorge ;
  • 1950 : un comptoir ouvre dans le grand magasin Takashimaya de Kyoto.

Précision utile : en 1949, il s’agit de rembourrages, pas d’un « premier soutien-gorge Wacoal ».

Femme en nagajuban de soie lavande serré d'une fine ceinture, debout pieds nus sur des tatamis devant des cloisons shoji, un kimono plié sur un support de bois à côté d'elle
Le nagajuban se porte sous le kimono pour le protéger de la saleté ; son ourlet reste plus court pour demeurer caché.

Chine : le dudou, l’objet brodé puis rangé

Le dudou est un sous-vêtement féminin qui couvre la poitrine et le ventre, noué par des liens au cou et dans le dos, généralement en soie ou en coton et souvent brodé. Il s’est répandu sous les Ming et a pris sa forme reconnaissable, un losange de tissu à liens, sous les Qing. Ses motifs, selon un designer cité par China Daily, sont des canards mandarins, des fleurs, des papillons ou des pivoines, porteurs de vœux de bonne fortune et de protection. Les attributions plus flatteuses, comme son invention sous les Qin ou son adoption par la concubine Yang Guifei sous les Tang, relèvent de la tradition et pas de l’histoire établie.

Au XXe siècle, deux pressions le rangent au vestiaire. La première est l’arrivée de la lingerie importée. La seconde est un discours sur le corps des femmes. Un article du Journal of Chinese Sociology (Springer, 2026) rapporte que le bandage des seins était répandu chez les citadines au début du siècle, que la presse le dénonçait, le Women’s Magazine de Shanghai le comparant en 1915 au bandage des pieds, et qu’en 1927 Zhu Jiahua, directeur du département des Affaires civiles du Guangdong, proposa de l’interdire : les femmes de la province auraient dû cesser dans un délai de trois mois, sous peine d’une amende d’au moins 50 yuan. Nous écrivons « proposa » parce que la source lue ne confirme ni l’adoption ni l’application.

Cette campagne mêlait hygiénisme et projet national, les femmes étant pensées comme les mères de la nation. Le même article cite un journal de 1920 qui le dit sans détour : « If women bind their breasts for generations, our race will be weakened! » (Republican Daily News, 1920, traduction de l’auteur de l’article). Le dessous n’est plus une affaire privée : il devient une affaire d’État. Le parcours de l’objet est détaillé dans l’article sur le dudou ; l’étude Springer donne le contexte de la campagne.

Inde : se couvrir la poitrine, une frontière de caste

Au Travancore, dans le sud de l’actuel Kerala, couvrir la poitrine fut au début du XIXe siècle un droit réservé aux femmes des castes dominantes. Des femmes des communautés nadar et ezhava, souvent converties au christianisme, ont lutté plusieurs fois pour ce droit et ont été agressées par des hommes de castes dominantes, rappellent les historiens cités par The News Minute. Dans les années 1810, un ordre du dewan britannique John Munro autorisa les femmes nadar chrétiennes à porter un vêtement couvrant le haut du corps, puis fut retiré sous la pression du conseil du roi. Le 26 juillet 1859, sous la pression de Charles Trevelyan, gouverneur de Madras, le roi publia une proclamation autorisant les femmes nadar à se couvrir la poitrine. Le conflit n’a pas été continu : les protestations sont rapportées à partir de 1822.

Autour de ce fait documenté, deux récits circulent et doivent être traités comme tels. La « taxe sur les seins », calculée sur la poitrine des femmes, est une légende : l’historien Manu S. Pillai explique que le mulakkaram était une taxe par tête sur les femmes, au tarif unique. Quant à Nangeli, qui se serait coupé les seins pour protester, c’est une tradition orale absente des archives connues, qui a gagné en audience après un article de la BBC en 2016. La leçon vaut pour toute la page : un vêtement peut tracer une frontière sociale, mais la vérité de l’histoire tient dans les proclamations et les dates, pas dans le récit le plus frappant. La mise au point complète distingue trois couches : le fait, le fait attribué, la légende. L’article de The News Minute sert de point d’entrée.

Moyen-Orient : six ans de boutiques de lingerie en Arabie saoudite

Aucun objet ici, mais un comptoir. Jusqu’en 2012, les boutiques de lingerie saoudiennes étaient presque exclusivement servies par des hommes, souvent des travailleurs étrangers moins chers et dépendants de leur visa, relève The National en 2010. Le règlement n° 120 du ministère du Travail, publié en 2006, prévoyait pourtant que seules des vendeuses soient employées dans les magasins de produits pour femmes ; il suscita des critiques de religieux conservateurs et de commerçants, et resta peu appliqué.

La militante Reem Asaad, professeure de finance à Djedda, lança en 2008 une campagne par courriel et sur Facebook pour que les boutiques emploient des femmes. Elle faisait valoir auprès de The National que la situation défie la logique d’un pays qui prône la pudeur et l’intimité : comment des femmes entièrement couvertes pourraient-elles discuter de détails intimes avec des inconnus ? La suite tient en quelques dates :

  • 13 février 2010 : elle appelle à un boycott de deux semaines des boutiques employant des hommes ;
  • juin 2011 : le roi Abdallah ordonne que les magasins de lingerie emploient des Saoudiennes ;
  • juillet 2011 : le ministre du Travail Adel al-Faqih publie un décret en ce sens, selon Human Rights Watch ;
  • début janvier 2012 : l’obligation entre en vigueur.

Le ministère avançait alors 7 453 commerces concernés et 44 000 postes à pourvoir, et 28 000 candidatures auraient été déposées, rapporte Jeune Afrique, qui note aussi que les cabines d’essayage restaient interdites.

L’histoire ne s’arrête pas là, et c’est ce qui la rend instructive. En mai 2012, le tribunal administratif annula le décret exigeant des vendeuses en lingerie, au motif que servir des clients des deux sexes violerait la ségrégation ; le 18 juillet 2012, le ministère émit quatre nouveaux décrets précisant l’obligation d’éviter la mixité et l’isolement entre les sexes. Human Rights Watch écrit que la bataille pour augmenter l’emploi féminin a commencé avec la lingerie. Les dessous sont ici le prétexte d’un débat sur la mixité dans le commerce, raconté dans l’article sur les boutiques saoudiennes. La chronologie la plus claire est celle de HRW.

Afrique : une documentation mince, dite comme telle

Au Sénégal, le bin-bin, aussi écrit bine-bine, est un collier de perles porté par les femmes autour des hanches dans l’intimité ; selon RFI, il est aujourd’hui essentiellement un accessoire de séduction, très populaire, mais sa fonction, d’abord mystique, a évolué dans le temps. C’est à peu près tout ce que nous pouvons écrire de solide. Les textes grand public sur les perles de taille sont de qualité inégale, les graphies et les étymologies divergent, et nous n’avons pas trouvé d’étude ethnographique accessible qui permette de généraliser. Nous ne le ferons donc pas : le bin-bin n’est ni « la lingerie africaine » ni un trait d’un peuple. L’article dédié s’en tient aux faits attribués.

Le Maghreb n’est pas traité sur cette page. Les éléments que nous avons rencontrés n’ont pas pu être vérifiés dans une source lue, et une région absente vaut mieux qu’une région racontée de travers.

Amériques : le catalogue, le soutien-gorge ajusté, la gaine médicale

États-Unis : deux visions de la lingerie de masse

Frederick Mellinger fonde son entreprise à New York en 1946 et l’installe à Los Angeles en 1947. Selon la nécrologie du Los Angeles Times, ancien soldat, il aurait interrogé ses camarades sur la manière dont ils aimaient voir les femmes habillées avant d’ouvrir un bureau minuscule sous le nom de « Frederick’s of Fifth Avenue » ; le journal parle lui-même d’un sondage « less than scientific ». Pendant des années, le public ne connaît Frederick’s que par ses catalogues ; dans les années 1960, Mellinger ouvre des magasins dans des centres commerciaux. En 1984, à sa retraite, il dirige 160 magasins. Le Times le présente comme un pionnier de la lingerie noire et du soutien-gorge push-up, et lui prête cette formule : « sex never goes out of fashion ». L’entreprise ferme tous ses magasins le 16 avril 2015 pour ne plus vendre qu’en ligne.

Maidenform propose une autre histoire. Fondée en 1922 à New York par la couturière Ida Rosenthal, son mari William et Enid Bissett, propriétaire de la boutique qui employait Ida, la marque veut proposer des soutiens-gorge qui soutiennent la forme naturelle plutôt que le bandeau compressif de la mode d’alors, selon The Underpinnings Museum. Sa série publicitaire « I Dreamed… », conçue en 1949, dure jusqu’en 1969. D’un côté, ce que des hommes ont cru que les clientes voulaient ; de l’autre, ce que des femmes ont voulu vendre à des femmes : l’article sur Frederick’s of Hollywood croise les deux trajectoires, et l’histoire de la boutique Victoria’s Secret prolonge le fil.

Colombie : la faja, née de la chirurgie

La faja est la gaine en espagnol ; la faja colombienne désigne surtout les gaines fabriquées en Colombie, principalement à Medellín, que le quotidien El País présente en 2021 comme la capitale mondiale du corset. Les exportations de gaines colombiennes ont augmenté de 146 % au premier semestre 2021 par rapport à 2020 et rapporté 45,5 millions de dollars, selon ProColombia citée par le journal. L’origine est médicale : une entreprise de Medellín, fondée dans un garage par une infirmière de bloc et une styliste, a commencé par des gaines post-chirurgicales et post-partum, et son responsable international résume : « Surgery has made corsets possible » (propos rapportés par El País).

Ce que la médecine en dit est plus nuancé que le marketing. Une revue systématique de 2024 publiée dans JPRAS Open conclut, après une abdominoplastie, que les preuves en faveur des gaines de compression sont faibles et de qualité limitée. La Cleveland Clinic précise de son côté qu’un waist trainer ne fait pas perdre durablement de poids et que le serrage prolongé peut gêner la respiration, en distinguant le waist trainer des gaines de maintien. Aucun classement par pays de la chirurgie esthétique n’est utile ici : ces statistiques comptent des actes déclarés par des chirurgiens, pas une image du corps. Le sujet est un objet industriel et un débat sanitaire, développé dans l’article sur la faja.

Deux jeunes femmes en robe claire à col de dentelle et une couturière en robe sombre dans un atelier de couture, un mannequin de bois près de la fenêtre
Ajuster un vêtement au corps suppose de connaître les corps : c'est l'idée qui anime l'enquête de mensurations de Berlei en 1926.

Océanie : mesurer avant de coudre

En 1926, l’entreprise australienne Berlei mène la première étude anthropométrique de 6 000 Australiennes, le « National Census of Women’s Measurements », selon les archives Berlei conservées au Powerhouse Museum. L’entreprise, fondée en Australie en 1910 par Frederick et Arthur Burley, a utilisé des « types de silhouettes » qui ont changé la corseterie des années 1920, indique le musée néo-zélandais de la mode. L’idée est simple et moderne : pour ajuster un vêtement au corps, il faut d’abord connaître les corps. Nous ne dirons rien de plus de la naissance du nom Berlei, dont les dates varient selon les sources. La notice du Powerhouse Museum permet de remonter à l’archive.

Europe : ce que le Moyen Âge portait dessous

Au château de Lengberg, dans le Tyrol oriental autrichien, des archéologues de l’université d’Innsbruck ont trouvé plus de 2 700 fragments textiles du XVe siècle, dont quatre pièces de lin ressemblant à des soutiens-gorge modernes. La découverte a été faite lors de travaux en 2008, et l’étude a été menée par Beatrix Nutz sous la direction de Harald Stadler. Nous écrivons « ressemblant » parce que deux de ces pièces, plus fragmentées, seraient plutôt des combinaisons soutien-gorge et chemise courte. Elles disent surtout qu’au Moyen Âge, un dessous pouvait déjà épouser la forme du corps, bien avant le corset et ses baleines. Le communiqué de l’université d’Innsbruck date l’annonce du 18 juillet 2012, et l’article consacré à Lengberg en tire la leçon.

Pour le passage du corset au soutien-gorge entre 1889 et 1920, nous renvoyons à lingerie-sensuelle.fr, qui raconte cette histoire en détail et que nous ne recopions pas.

Ce que le dessous règle, région par région

Mis côte à côte, ces repères ne dessinent pas une carte des cultures. Ils montrent plutôt que les mêmes pièces, ou des pièces voisines, répondent à des problèmes très différents :

Repère Date Ce que le dessous règle
Japon : yumoji, nagajuban période d’Edo, XXe siècle la protection de la soie, le bain, l’hygiène
Chine : dudou, bandage des seins Ming et Qing ; 1915-1927 le vœu brodé, puis la santé et la nation
Inde : Travancore 1810-1859 la frontière de caste
Arabie saoudite 2006-2012 la mixité dans le commerce, l’emploi des femmes
Sénégal : bin-bin aujourd’hui la séduction, selon RFI
États-Unis 1922-1969 le catalogue de rêve et le soutien-gorge ajusté
Colombie : faja 2021 la chirurgie, l’exportation
Australie : Berlei 1926 la mesure du corps
Autriche : Lengberg XVe siècle la forme du corps sous la tunique

Ce tableau a ses limites, et nous les assumons : un repère par région ne représente ni un pays ni un peuple, la documentation est inégale d’un continent à l’autre, et les silences de nos sources (le Maghreb, l’essentiel de l’Afrique, une grande part de l’Asie du Sud-Est) sont des silences de sources, pas de pratiques. Le fil commun est ailleurs : dans toutes ces histoires, un morceau de tissu intime est le lieu où une société discute de pudeur, de travail, de médecine ou de commerce. Pour les siècles qui précèdent, voir l’histoire de la lingerie, de Rome à aujourd’hui.

Questions fréquentes

La culotte a-t-elle été imposée au Japon par l'incendie du grand magasin Shirokiya en 1932 ?

C'est une légende. L'incendie a bien eu lieu le 16 décembre 1932 et a fait 14 morts, mais la chronologie du projet Minpaku montre que la culotte se diffusait déjà dans les écoles de filles : un article de 1902 la recommandait et un lycée de jeunes filles l'imposait à ses élèves en 1919.

Y a-t-il eu une « taxe sur les seins » au Travancore ?

Le récit d'une taxe calculée sur les seins est une légende. L'historien Manu S. Pillai rappelle que le mulakkaram était une taxe par tête sur les femmes, au tarif unique. Ce qui est établi, c'est la lutte des femmes nadar pour le droit de se couvrir la poitrine, que le roi a autorisé le 26 juillet 1859.

Pourquoi les boutiques de lingerie saoudiennes sont-elles devenues un sujet politique ?

Elles servaient de test à une politique d'emploi : un règlement de 2006 prévoyait des vendeuses dans les magasins pour femmes, un ordre royal de juin 2011 est entré en vigueur début janvier 2012, puis un tribunal administratif a annulé le décret d'application en mai 2012 et le ministère a publié de nouveaux décrets en juillet.

Pourquoi cette page ne traite-t-elle pas le Maghreb ?

Parce que les faits que nous avons trouvés pour cette région n'ont pas pu être vérifiés dans une source lue. Nous préférons un blanc signalé à un paragraphe fragile.

La faja et le waist trainer, est-ce la même chose ?

Non. La faja colombienne est née de gaines post-chirurgicales et post-partum. Le waist trainer est un autre objet, et la Cleveland Clinic indique qu'il ne fait pas perdre durablement de poids.