
Chemise, braies et soutien-gorge de Lengberg : le Moyen Âge dessous
XVe siècle, Tyrol oriental
Les textiles de Lengberg révèlent quatre pièces à bonnets du XVe siècle et corrigent l'histoire des dessous médiévaux sans la réécrire entièrement.
Dans une voûte du château de Lengberg, en Tyrol oriental, des fragments de lin ont traversé les siècles au milieu de brindilles, de paille, de cuir et de bois travaillé. Ce dépôt n’avait rien d’une garde-robe soigneusement conservée : il s’agissait de déchets utilisés pour combler une voûte de l’aile sud, au deuxième étage. Pourtant, parmi plus de 2 700 fragments textiles, des pièces ont obligé les historiens du vêtement à revoir une certitude commode. Le soutien de la poitrine au Moyen Âge ne se réduisait pas nécessairement à une simple bande serrée autour du torse.
Le mot « lingerie » donne aujourd’hui l’illusion d’un ensemble cohérent, pensé d’avance et continu dans le temps. Lengberg raconte autre chose : des chemises, des braies, des textiles ajustés, des lacets et quatre pièces à bonnets dont la conservation est exceptionnelle. Elles n’autorisent pas à réécrire toute l’histoire du vêtement sur quatre morceaux de lin, mais elles corrigent solidement une chronologie. C’est à cette échelle qu’il faut les placer dans le histoire de la lingerie, de Rome à aujourd’hui : comme des objets précis, datés, et non comme le fantasme d’une invention perdue qui expliquerait tout.
Une voûte comblée, un lot inattendu
Selon le communiqué de l’Université d’Innsbruck, les fouilles ont commencé à partir de juillet 2008 lors de la reconstruction du château de Lengberg, financée par le Land du Tyrol. Elles étaient dirigées par Harald Stadler, de l’Institut d’archéologie de l’Université d’Innsbruck. Dans une voûte de l’aile sud, les archéologues ont trouvé des matières organiques sèches, du cuir — surtout des chaussures —, du bois travaillé, ainsi que plus de 2 700 fragments textiles, sans compter fils, cordons et cordes. Cette abondance explique la découverte : les dessous ne sont pas apparus seuls, miraculeusement préservés, mais dans un ensemble matériel très vaste.
La datation repose sur quatre indices qui convergent :
- l’histoire du bâtiment : d’après l’Université d’Innsbruck et l’article de Beatrix Nutz et Harald Stadler résumé par Medievalists.net, le comblement est lié à l’ajout d’un étage ordonné par Virgil von Graben, burgrave de Lengberg pour les archevêques de Salzbourg ;
- la consécration de la chapelle, alors située dans l’aile sud, le 13 octobre 1485 par Pietro Carlo, évêque de Caorle, selon le récit de voyage de Paolo Santonino : les objets enfouis sont donc antérieurs à cette consécration ;
- cinq datations au carbone 14 réalisées à l’ETH de Zurich, qui confirment le XVe siècle ;
- les chaussures de la même couche, qui correspondent, selon Nutz, à des types en vogue entre la fin du XIVe siècle et la première moitié du XVe siècle.
Le communiqué de l’Université d’Innsbruck apporte le cadre archéologique essentiel : le lieu de découverte, la nature du dépôt et la description initiale des pièces. Il ne dit pas qui les a portées, ni ne permet d’identifier une propriétaire précise. Le château invite à penser à des milieux privilégiés, mais cette identification sociale demeure une attente formulée par Beatrix Nutz, non une certitude attachée à chaque fragment.
La chemise, premier dessous documenté
Avant les bonnets de Lengberg, il y a la chemise. Selon arcoma.fr, la chemise de dessous est appelée camisia et se porte sous la tunique ; la femme porte aussi une camisia à manches longues et étroites. La même source appelle chainse la chemise féminine de dessous et indique des matières variables — chanvre, lin, coton ou soie — « suivant les moyens financiers ». Wikipédia, employée ici comme source faible et seulement pour compléter ce point, indique pour sa part que la chemise médiévale se répand dans la population occidentale et peut être en lin, ortie, chanvre, ou, chez les plus riches, en laine ou en coton.
Selon arcoma.fr, ces sous-vêtements servent à partir du XIIe siècle environ de barrière aux salissures et aux odeurs, tout en protégeant les vêtements de dessus plus coûteux et l’épiderme de l’irritation. Cette fonction pratique compte davantage que l’image d’un dessous conçu seulement pour être vu. La chemise est une couche d’usage, prise dans l’économie du vêtement : conserver plus longtemps ce qui coûte le plus cher et séparer le corps de l’habit extérieur. Dans l’art médiéval, d’après Wikipédia, elle n’apparaît que sur des personnes de condition modeste, lorsqu’elles travaillent, se dévêtent, ou soulèvent leur vêtement de dessus.
Le lot de Lengberg contient plusieurs chemises de lin aux plis placés au col et aux manches, selon l’Université d’Innsbruck. Des manches munies de boutons de tissu, de boutonnières et d’un petit tour de poignet suggèrent des vêtements féminins ou d’enfant. Ces plis et ces systèmes de fermeture rappellent que le dessous peut être façonné et travaillé, non réduit à une toile indifférenciée. Pour situer ce vocabulaire du maintien du corps dans une durée plus longue, on peut lire les dessous des Romaines, consacrés au strophium et au mamillare.
Braies : ce que les sources permettent de dire
Les braies sont le pendant masculin le mieux attesté dans les sources rassemblées ici. La fiche « Mode » du ministère de la Culture, dans Histoire des arts, les définit par contraste : « seules les braies, sorte de caleçon long et ample, distinguent les hommes » à l’époque carolingienne. Arcoma.fr indique qu’elles deviennent ensuite des chausses, divisées en hauts-de-chausse, de la ceinture aux genoux, et bas-de-chausse, de la ceinture aux chevilles. National Geographic France précise qu’au XVe siècle chausses et caleçons ont « plus ou moins fusionné ».
Lengberg apporte un appui matériel à ce tableau général. Selon l’Université d’Innsbruck, le dépôt a livré une paire complète de sous-vêtements de lin, le fragment d’une seconde paire, ainsi qu’un fragment de laine rouge et bleue identifié comme une braguette de pantalon ; cet ensemble appartient à l’habillement masculin. Les hommes tenaient leurs braies par des ceintures ou des ficelles, d’après National Geographic France. Arcoma.fr rapporte aussi, sans fournir de référence précise, cette description d’Éginhard au sujet de Charlemagne : « Il avait sur la peau une chemise et des hauts-de-chausse de toile de lin… des bandelettes entouraient ses jambes. »
Les femmes portaient-elles des braies ? Les sources consultées ne permettent pas de répondre par oui ou par non pour l’ensemble du Moyen Âge. National Geographic France dit explicitement qu’on ne sait pas si les braies des Celtes et des tribus germaniques étaient portées par les hommes comme par les femmes, ni à quelle fréquence ; cette incertitude interdit toute généralisation hâtive. L’article sur l’histoire de la culotte traite justement des raisons pour lesquelles l’adoption féminine de ce vêtement a été tardive, mais Lengberg ne fournit aucune preuve directe sur ce point.
Bandes, « sacs » et jugements sur les seins
Avant la découverte de Lengberg, les sources écrites médiévales sur le maintien de la poitrine étaient jugées vagues par l’Université d’Innsbruck. Elles mentionnaient parfois des « sacs pour les seins » ou des « chemises à sacs », et évoquaient autrement des bandes destinées à comprimer des poitrines considérées comme trop fortes. Cette documentation ne dessine pas un modèle unique : elle parle de contenir, d’attacher, de serrer, sans toujours permettre de reconstituer la coupe du vêtement. La présence de bonnets nettement coupés à Lengberg change donc la nature de la preuve, car le textile donne une forme là où le texte restait allusif.
Beatrix Nutz cite, dans son entretien avec Smithsonian Magazine, un passage attribué au chirurgien français Henri de Mondeville (1260-1320), que arcoma.fr date d’environ 1315. Certaines femmes, écrit-il, « insèrent deux sacs dans leurs robes, ajustés aux seins, bien serrés, et elles les mettent dedans chaque matin et les attachent quand c’est possible avec une bande assortie ». La traduction française est celle donnée par arcoma.fr et reprise dans la source consultée. Pour Mondeville, selon Nutz, des seins trop volumineux constituent une disgrâce : le but du dispositif est donc de contenir et d’aplatir, ce qui relève, selon notre lecture, déjà d’un jugement moral porté sur la forme du corps.
Un poète allemand anonyme du XVe siècle décrit un usage tout différent dans un poème satirique. Il écrit, en substance, selon une traduction de la rédaction d’après la version anglaise publiée par Smithsonian Magazine : « Beaucoup se font deux sacs à seins, avec lesquels elles parcourent les rues, afin que tous les jeunes hommes qui les regardent puissent voir leurs beaux seins. » Entre le chirurgien qui veut réduire et le satiriste qui imagine une poitrine rendue visible, le corps féminin devient l’objet de discours masculins contradictoires. On peut y voir, interprétation de la rédaction, non une vérité générale sur les femmes, mais la trace d’une lutte de normes autour de ce que le vêtement doit dissimuler, modeler ou montrer. C’est le point de départ de la philosophie de la lingerie, qui s’intéresse à la façon dont un vêtement intime engage à la fois le corps, le geste et le regard.
Les quatre pièces à bonnets de Lengberg
L’Université d’Innsbruck classe quatre pièces comme soutiens-gorge selon un critère précis : la présence de bonnets nettement coupés. Le mot moderne facilite la description, mais il ne doit pas effacer les différences entre les objets. Deux pièces semblent tenir à la fois de la courte chemise et du soutien de poitrine ; une troisième présente des bretelles larges ; la quatrième descend jusqu’au bas de la cage thoracique. Ce sont quatre solutions textiles, non la preuve d’un équipement standardisé.
| Pièce décrite par Nutz | Coupe et maintien | Détails conservés |
|---|---|---|
| Première pièce fragmentaire | Semble associer soutien-gorge et courte chemise ; s’arrête sous la poitrine | Tissu au-dessus des bonnets ; sans manches ; bord inférieur renforcé et décoré de lacets tressés au doigt et de dentelle à l’aiguille |
| Deuxième pièce fragmentaire | Semble associer soutien-gorge et courte chemise ; s’arrête sous la poitrine | Tissu couvrant le décolleté ; sans manches ; même décor de lacets tressés au doigt et de dentelle à l’aiguille |
| Troisième pièce | Ressemble davantage à un soutien-gorge moderne | Deux larges bretelles ; possible bande dorsale signalée par les bords déchirés des bonnets ; sprang entre les bonnets |
| Quatrième pièce | Décrite d’abord comme un « Mieder » ; peut être dite « longline bra » | Bonnets en deux morceaux de lin cousus verticalement ; tissu jusqu’au bas de la cage thoracique ; six œillets à gauche pour un lacet |
Les deux premières pièces sont les plus fragmentaires, selon la description de Beatrix Nutz publiée par l’Université d’Innsbruck. Elles se terminent juste sous la poitrine et comportent du tissu supplémentaire au-dessus des bonnets pour couvrir le décolleté, sans manches. Leur bord inférieur associe un lacet tressé au doigt, ou finger-loop, cousu en dentelle à l’aiguille. Ce décor a aussi une fonction structurelle : il renforce l’ourlet.
La troisième pièce est, d’après Nutz, celle qui se rapproche le plus d’un soutien-gorge moderne avant la quatrième. Elle possède deux larges bretelles et aurait pu comporter une bande dorsale, aujourd’hui perdue, que suggèrent les bords déchirés des bonnets. C’est aussi la plus ornée : dentelle à l’aiguille sur les bretelles, travail au sprang entre les bonnets, lacet tressé et dentelle à l’aiguille au bord inférieur. L’ornement ne se sépare donc pas du montage ; il accompagne des zones où le vêtement porte, joint ou finit le tissu.
La quatrième pièce est celle que les archéologues jugent la plus proche d’un soutien-gorge moderne. Ils l’ont d’abord appelée « Mieder », terme allemand que l’on peut traduire par corselet, et l’on peut aussi la décrire comme un « longline bra ». Chaque bonnet est taillé dans deux morceaux de lin cousus verticalement ; autour, un lin un peu plus grossier descend jusqu’au bas de la cage thoracique. Sur le côté gauche, une rangée de six œillets devait recevoir un lacet, tandis que la rangée correspondante manque.
Cette quatrième pièce porte aussi de la dentelle à l’aiguille sur les bonnets et le tissu placé au-dessus, donc au niveau du décolleté, selon l’Université d’Innsbruck. Il serait abusif d’y chercher les équivalents exacts des tailles, des agrafes ou des usages contemporains : les éléments manquants limitent la reconstitution. Mais sa construction rend impossible l’ancien raccourci selon lequel les textes médiévaux ne désigneraient que des bandes informes. Le bonnet est ici une coupe attestée, même si sa diffusion reste inconnue.
Une chronologie corrigée, non renversée
Archaeology magazine affirme que Lengberg repousse de plus de 500 ans la date des plus anciens sous-vêtements féminins à bonnets alors connus. Le déplacement est considérable, mais il porte sur les plus anciens exemplaires connus, pas sur l’ensemble des pratiques féminines. Hilary Davidson, conservatrice de mode au Museum of London, résume l’enjeu dans une formule rapportée par Medievalists.net d’après le Daily Mail : « Ces découvertes offrent un aperçu passionnant de la manière dont on s’habillait au Moyen Âge. Il est rare que des vêtements quotidiens, quels qu’ils soient, survivent de cette période, a fortiori des sous-vêtements. » Cette traduction est celle de la rédaction.
Le compte rendu de Medievalists.net de 2012 apporte un élément de méthode décisif : Beatrix Nutz a elle-même douté du caractère médiéval des pièces avant les datations au carbone 14. Il rappelle également que le lot comprend quatre soutiens-gorge, des fragments de corselets et un sous-vêtement qui ressemble, selon ses termes, à un bikini string. L’hésitation initiale de l’archéologue mérite d’être retenue : elle interdit de transformer une trouvaille spectaculaire en certitude improvisée. L’exceptionnel doit être davantage contrôlé, non moins.
Dans Smithsonian Magazine, Nutz avance que les soutiens-gorge auraient été inventés, seraient passés de mode, auraient été oubliés puis réinventés à la fin du XIXe siècle, « jusqu’à ce que quelqu’un en trouve de plus anciens ». Les questions-réponses avec Beatrix Nutz apportent ainsi son interprétation et les deux textes qu’elle mobilise. C’est une hypothèse stimulante, mais le hasard d’une conservation ne suffit pas à établir une disparition totale entre deux périodes. Les débats ultérieurs sur la forme et les effets du vêtement de maintien ont leur propre histoire, examinée dans le corset était-il dangereux ?.
Ce que Lengberg dit du travail et des normes
Le contexte vestimentaire aide à comprendre pourquoi les dessous changent de forme. Selon le ministère de la Culture, le vêtement reste essentiellement long et flottant pour les hommes comme pour les femmes jusqu’au milieu du XIVe siècle. À partir de ce moment, le vêtement masculin devient plus court, le féminin reste long, et les habits deviennent plus ajustés, souvent fendus, boutonnés ou lacés ; le pourpoint remplace le surcot à partir de 1340. On peut y voir, interprétation de la rédaction, un cadre matériel dans lequel une couche portée dessous peut devenir plus décisive pour dessiner ou soutenir le corps sous un vêtement ajusté.
Les chemises de Lengberg, avec leurs plis, leurs poignets et leurs systèmes de fermeture, comme les bonnets et les lacets des quatre pièces, rappellent que le dessous est aussi du travail textile. Il faut couper, coudre, tresser, produire de la dentelle à l’aiguille et pratiquer le sprang : les descriptions de l’Université d’Innsbruck suffisent à écarter l’idée d’un simple linge sans technique. Le dessous tient ainsi ensemble le contact avec le corps, le geste artisanal et le regard social. La valeur de Lengberg tient moins à une prétendue modernité qu’à cette complexité visible dans le lin.
Une page sœur du réseau suit également l’invention du dessous en France, de la dentelle au corset. Lengberg ne permet toutefois pas de raconter une histoire nationale ni de reconstituer des circuits commerciaux à partir de ses seuls textiles. Il montre seulement, d’après les éléments publiés, que certains dessous pouvaient recevoir des techniques décoratives élaborées et des matières différenciées. Le luxe, le travail et l’apparence y sont liés, mais le statut exact des personnes qui les ont portés reste inconnu.
Ce que les bonnets de Lengberg obligent à revoir
Lengberg ne prouve pas tout ce qu’on lui fait dire. Le bilan tient en quatre points :
- établi : quatre pièces à bonnets nettement coupés existaient au XVe siècle, dans un dépôt archéologique dont la chronologie a été contrôlée ;
- établi : le même dépôt contient des chemises de lin et des sous-vêtements masculins ;
- non établi : que toutes les femmes du Moyen Âge portaient un soutien-gorge ;
- non établi : la date précise de chaque usage du maintien de la poitrine.
Associées aux chemises, aux sous-vêtements masculins et aux textes sur les « sacs », les quatre pièces donnent au dessous médiéval une densité matérielle que les récits simplifiés lui refusaient. Corriger la chronologie est déjà beaucoup ; prétendre la renverser serait céder à la même facilité que l’ancienne ignorance.
Les questions que l’on range volontiers sous le terme de pudeur demandent d’autres sources et une autre enquête. Ici, les documents parlent de textiles, de coupe, de maintien, de satires et de jugements médicaux, non d’une règle générale sur les comportements. Le Moyen Âge de Lengberg n’a pas « inventé le soutien-gorge » pour l’oublier par hasard : il a laissé quatre objets qui obligent à mieux mesurer ce que l’histoire du vêtement ignore encore.
Questions fréquentes
Pourquoi les pièces de Lengberg sont-elles datées du XVe siècle ?
Les objets étaient dans une voûte comblée avant la consécration de la chapelle du château, le 13 octobre 1485. Cinq datations au carbone 14 réalisées à l'ETH de Zurich confirment le XVe siècle.
Combien de soutiens-gorge ont été trouvés à Lengberg ?
L'Université d'Innsbruck et Beatrix Nutz décrivent quatre pièces classées ainsi en raison de leurs bonnets nettement coupés. Deux sont fragmentaires, une possède de larges bretelles et une quatrième descend jusqu'au bas de la cage thoracique.
Les femmes médiévales portaient-elles toutes un soutien-gorge ?
Non, les quatre pièces de Lengberg ne permettent pas une telle généralisation. Elles attestent l'existence de sous-vêtements à bonnets au XVe siècle, sans renseigner leur diffusion dans toute la population.
Que portaient les hommes sous leurs vêtements à Lengberg ?
Le dépôt a livré une paire complète de sous-vêtements de lin, le fragment d'une seconde paire et un fragment de braguette en laine rouge et bleue. L'Université d'Innsbruck rattache ces pièces à l'habillement masculin.
Les femmes portaient-elles des braies au Moyen Âge ?
Les sources consultées ne permettent pas de répondre pour l'ensemble du Moyen Âge. National Geographic France indique qu'on ignore si les braies des Celtes et des tribus germaniques étaient portées par les hommes comme par les femmes, et à quelle fréquence.