Aller au contenu
La Lingerie
Femme en soutien-gorge de dentelle noire sous une robe de chambre noire, assise sur un canapé clair et tenant une petite boîte-cadeau
Offrir de la lingerie : un geste que le sondage Ifop de 2016 a mesuré du côté de celle qui reçoit.

Ce que disent vraiment les sondages sur la lingerie, hommes et femmes

2016, France

Confort pour les femmes, sensualité pour les hommes ? Lecture critique des sondages sur la lingerie (Ifop 2016, Ipsos), de leurs bases et de leurs limites.

Dans l’instantané RougeGorge/Ifop de janvier 2016, les femmes interrogées placent d’abord le confort parmi leurs attentes envers la lingerie : plus de sept sur dix. Les hommes interrogés placent, eux, la sensualité en tête, à 66 % sur leur base. L’écart existe, sans former deux camps étanches : à la même question, 44 % des femmes citent aussi la sensualité. Et lorsque l’enquête aborde la séduction quotidienne, les situations arrivant en tête ne sont pas des articles de lingerie.

Ce résultat doit rester attaché à son dispositif. RougeGorge Lingerie a commandé cette enquête auprès de 1 003 personnes de 18 ans et plus, interrogées en ligne du 11 au 14 janvier 2016 ; elle a été publiée le 12 février 2016. Le rapport lui-même hésite sur le confort féminin : 71 % dans le graphique, 77 % dans la synthèse. Choisir l’un des deux nombres sans signaler cette incohérence donnerait une précision que la source ne possède pas.

Lire un sondage exige donc de vérifier qui le commande, quand il est réalisé, quelle population répond à chaque question, comment celle-ci est formulée et quels choix sont proposés. Si aucune marge d’erreur n’est fournie, nous n’en inventerons pas. Cette discipline évite de transformer une enquête de marque, datée et cadrée, en psychologie générale des rapports entre hommes et femmes.

Janvier 2016 : un instantané commandé, pas un portrait éternel

Qui a payé, qui a répondu, quand ?

Le point de départ n’est pas une vérité générale sur les sexes, mais un questionnaire situé dans le temps. Cette enquête a été commandée par RougeGorge Lingerie à l’Ifop, auprès de 1 003 personnes de 18 ans et plus. Le recueil a été effectué en ligne du 11 au 14 janvier 2016, puis l’enquête a été publiée le 12 février 2016. La publication par l’Ifop est datée ; elle n’est pas un verdict.

Notre grille de lecture conservera six repères :

  • le commanditaire ;
  • la date du terrain ;
  • la population interrogée ;
  • la base propre à chaque résultat ;
  • la formulation exacte de la question ;
  • les réponses proposées. La base empêche notamment de confondre une réponse donnée par les femmes avec celle de l’ensemble des répondants. Une option choisie dans une liste ne dit que ce que cette liste autorise à dire. Faute de marge d’erreur fournie, nous n’en ajouterons pas. La même vigilance vaut pour le sondage Ifop sur le no bra de 2020.

Une réponse déclarée n’est pas une loi des sexes

Une réponse déclarée reste une réponse déclarée : elle renseigne sur ce que les personnes cochent à ce moment-là, pas directement sur ce qu’elles font. Le mode en ligne n’ouvre aucun accès caché à leurs comportements. Il n’autorise pas davantage à écrire un portrait intemporel des hommes et des femmes. Les titres au présent général effacent ainsi la date, la question et les recouvrements entre réponses.

À la question sur les attentes envers la lingerie, la sensualité arrive en tête sur la base des hommes interrogés, à 66 % ; elle est aussi citée par 44 % des femmes sur leur base, tandis que plus de sept femmes sur dix attendent du confort. Ce sont des écarts réels, non deux blocs hermétiques. Dans la question sur la séduction quotidienne, les hommes interrogés citent d’abord l’esprit en société, à 35 % sur leur base, devant le déshabillage avant le coucher, à 29 %. Sur la base des femmes, les petits mots atteignent 34 % et l’esprit 30 % ; parmi ces situations proposées, la lingerie ne mène donc pas la danse.

Notre page sur les rapports entre hommes et femmes replace la lingerie dans les jeux du regard, du désir et du couple. Il refuse d’en faire la cause unique de la séduction. Un sondage vaut ici par le cadre qu’il laisse visible.

Confort pour les femmes, sensualité pour les hommes — dans ce sondage

Plus de sept femmes sur dix, malgré un rapport incohérent

Dans ce sondage Ifop de janvier 2016, commandé par RougeGorge Lingerie, la question porte sur des attentes proposées dans une liste. Sur la base des hommes interrogés, la sensualité arrive en premier à 66 %. Sur la base des femmes interrogées, le confort occupe la première place, mais le document ne lui attribue pas un chiffre stable. La formulation honnête est donc « plus de sept femmes sur dix », plutôt qu’un pourcentage choisi selon ce qui arrangerait le commentaire.

Le graphique indique 71 % pour le confort sur la base des femmes interrogées à cette question. Le texte de synthèse du même document donne 77 % pour ce résultat féminin. Cette discordance interne interdit de faire passer l’un des deux nombres pour une précision assurée ; elle ne change pas le constat situé au-dessus de sept sur dix. Le rapport Ifop de février 2016 permet de confronter directement le graphique et la synthèse dont procède cette réserve.

Des écarts nets qui ne forment pas deux camps

Dans cette même question sur les attentes, 44 % des femmes interrogées citent aussi la sensualité, sur leur base. Les 66 % relevés chez les hommes interrogés, sur la base masculine, marquent un écart, pas une frontière. L’audace accentue le contraste : elle est citée par 17 % des hommes interrogés sur leur base, contre 4 % des femmes interrogées sur la leur. Les catégories proposées dessinent ainsi des priorités différentes dans ce sondage, sans autoriser le raccourci d’un sexe voué au confort et de l’autre au désir.

L’âge déplace d’ailleurs la réponse à l’intérieur même du groupe féminin. Parmi les femmes de moins de 35 ans interrogées, 59 % attendent de la sensualité de la lingerie dans cette question ; parmi celles de 35 ans et plus, elles sont 36 % sur leur sous-groupe. Ce clivage d’âge suffit à mettre en défaut toute lecture qui transformerait « les femmes » en catégorie homogène.

Femme en soutien-gorge de dentelle noire sous une robe de chambre noire, assise sur un lit et souriant devant son téléphone
Le sondage demande ce que l'on attend de la lingerie : le confort pour les unes, la sensualité pour les autres.

Ces écarts sont réels, mais ils sont modérés par la présence de la sensualité dans les réponses féminines et par la variation entre âges. Ils décrivent les réponses de sous-groupes à une enquête datée, non une nature masculine ou féminine. La même prudence guide notre lecture de ce que le rouge mesure : une observation circonscrite sur l’attirance ne devient pas une règle générale dès qu’elle tient dans un titre.

La dentelle gagne une question qui avait déjà fixé la liste

Dans ce volet du sondage Ifop de 2016, la dentelle arrive en tête des réponses à une formulation précise : « qu’est-ce qui est le plus séduisant en lingerie féminine à vos yeux ? » La personne interrogée devait choisir dans une liste. Ce détail limite d’emblée la portée du palmarès : il ordonne des options fournies.

Un tableau qui laisse visibles les données manquantes

Le tableau distingue l’ensemble des personnes interrogées, les hommes et les femmes ayant répondu à cette question. Lorsque le rapport ne donne pas une valeur, elle reste absente : un tiret vaut mieux qu’un calcul improvisé.

Élément proposé Ensemble des interrogés Hommes interrogés Femmes interrogées
Dentelle 35 % 25 % 43 %
Noir 20 % — 25 %
Déshabillé 15 % 17 % 13 %
Transparence 14 % 21 % —

La première ligne contrarie un cliché commode : dans ce sondage Ifop de 2016 et pour cette question fermée, la dentelle est davantage citée par les femmes interrogées que par les hommes interrogés. Le déshabillé suscite des réponses assez proches. Pour le noir et la transparence, l’absence d’une valeur interdit de reconstituer un face-à-face complet.

D’autres résultats sur les éléments jugés séduisants complètent le tableau. Parmi les hommes interrogés, 14 % citent le porte-jarretelles, contre 9 % des femmes interrogées ; pour les bas, les réponses atteignent 10 % sur la base masculine et 6 % sur la base féminine. L’Ifop qualifie ces deux écarts de significatifs. Cela ne les transforme pas en gouffres.

Le choix proposé encadre déjà le goût déclaré

Une question à choix dans une liste ne recueille pas les mots qui seraient venus spontanément. Elle mesure une sélection parmi des catégories déjà écrites : dentelle, noir, déshabillé ou transparence deviennent le cadre du goût déclaré. Le classement dit donc quelque chose des répondants, mais aussi de l’instrument qui les fait répondre.

Ce cadrage n’est pas culturellement neutre. L’histoire française des affiches rappelle que les catégories commerciales et les représentations visuelles de la lingerie se sont constituées dans le temps. Elle n’explique pas les réponses de ce sondage ; elle empêche seulement de traiter sa liste comme un vocabulaire tombé du ciel.

Le cadeau ne raconte pas la même chose selon le côté de l’emballage

Offrir de la lingerie fait entrer le commerce dans un échange chargé d’attentes. Le sondage saisit alors deux discours : ce que des femmes disent ressentir à la réception, puis ce que des hommes disent vouloir exprimer en offrant. Ces discours se répondent sans se recouvrir.

Ce que déclarent les femmes qui reçoivent

Dans le sondage Ifop de 2016, les femmes interrogées devaient indiquer ce que ressent celle qui reçoit de la lingerie en cadeau. La formulation invite à se projeter : elle ne précise ni qui offre à qui dans chaque relation, ni si le cadeau a réellement été fait.

Sentiments déclarés à la réception (base : femmes interrogées)

Sentiment déclaré Part Base
Aimée 30 % Femmes interrogées
Flattée 29 % Femmes interrogées
Amusée 20 % Femmes interrogées
Gênée 7 % Femmes interrogées
Excitée 6 % Femmes interrogées
Stressée 5 % Femmes interrogées
Vexée 3 % Femmes interrogées

Les deux réponses les plus citées sur cette base sont « aimée » et « flattée ». À l’autre bout du tableau, les trois sentiments négatifs totalisent 15 % chez les femmes interrogées : gêne 7 %, stress 5 % et vexation 3 %. Ce total minoritaire n’autorise pas à imaginer le contexte de chaque réponse.

Ce que déclarent les hommes qui offrent

Toujours dans ce sondage, à la question sur l’intention de celui qui offre et sur la base des hommes interrogés, 28 % déclarent vouloir mettre en valeur la destinataire. Entretenir l’intimité du couple recueille 21 % sur cette base, partager son désir 14 % et partager son amour 13 %.

L’asymétrie est méthodologique avant d’être sentimentale. Les réponses proviennent de deux bases séparées, non d’une paire observée autour du même paquet. Impossible d’associer l’intention précise d’un homme au sentiment précis d’une femme. L’objet commercial devient néanmoins un révélateur des attentes projetées sur l’autre.

L’histoire de Victoria’s Secret, abordée dans la boutique pensée pour les hommes, prolonge cette question d’un commerce de lingerie conçu à partir du regard masculin. Elle n’explique pas les réponses de janvier 2016 ; elle rappelle que l’emballage commercial a lui aussi un point de vue.

La lingerie compte, mais elle ne mène pas la séduction quotidienne

Des déclarations très favorables à l’objet

Dans la synthèse du rapport RougeGorge/Ifop publié le 12 février 2016, les réponses portent sur un échantillon de 1 003 adultes de 18 ans et plus, interrogés en ligne du 11 au 14 janvier. Quatre affirmations recueillent l’adhésion de cet échantillon :

  • « la lingerie est un atout indispensable à la séduction » : 81 % d’accord ;
  • l’attention portée à la lingerie permet d’entretenir l’intimité du couple : 78 % ;
  • le type de lingerie révèle la personnalité : 83 % ;
  • le choix de lingerie trahit les intentions : 59 %.

L’adhésion faiblit lorsque la question rapproche l’objet de l’expérience personnelle. Sur la base des femmes interrogées, seulement 54 % estiment que c’est à travers leur lingerie qu’elles se sentent séduisantes. Sur la base des hommes, 48 % disent que c’est à travers la lingerie de l’autre qu’ils sont séduits. L’écart entre l’approbation d’un principe et sa traduction intime mérite davantage d’attention que le spectaculaire « 81 % » : on peut accorder un pouvoir symbolique à la lingerie sans lui confier le premier rôle.

L’esprit, les mots et le rire passent devant

Le classement consacré à la séduction quotidienne rabat encore les grandes déclarations. Sur la base des hommes interrogés, 35 % jugent leur partenaire plus séduisante quand elle fait preuve d’esprit en société. Le moment où elle se déshabille avant de se coucher arrive ensuite, cité par 29 % des hommes dans cette question, devant les petits mots, à 22 %. Ce n’est donc pas la lingerie qui occupe la première place, mais une manière d’être devant les autres.

Femme en soutien-gorge de satin bordeaux bordé de dentelle et culotte assortie, sous une robe de chambre rose, debout devant un grand miroir de chambre
Ce que dit la dentelle sur un sondage : 35 % des personnes interrogées la citent comme l'élément le plus séduisant.

Sur la base des femmes interrogées, les petits mots arrivent en tête de ce qui rend leur partenaire séduisant au quotidien, à 34 %. L’esprit suit à 30 % dans cette question, puis le fait qu’il fasse rire leurs amis, à 15 %. Ici encore, la lingerie ne mène pas le classement. Les écarts entre hommes et femmes existent, mais les deux groupes placent d’abord des gestes, des paroles ou une présence sociale.

Cette hiérarchie ne dit rien, à elle seule, de la concordance du désir au sein d’un couple. La page « Désir asynchrone en couple : quand la libido diffère dans le timing » est consacrée à ce que ces différences de timing entre partenaires font au couple. Elle prolonge une question voisine, sans expliquer ni remplacer les résultats du sondage de 2016.

Ipsos 2015 et 2006 : la fiche technique change la valeur des chiffres

Une enquête documentée dont les pourcentages restent inutilisables ici

L’enquête Ipsos pour le Salon International de la Lingerie, intitulée « Les Français et la lingerie », offre d’abord une fiche technique exploitable. Le commanditaire est un salon professionnel. Elle porte sur 1 099 personnes représentatives de la population française de 16 ans et plus, interrogées par Internet selon la méthode des quotas du 18 au 21 décembre 2015. Ces éléments permettent de savoir qui a financé l’enquête, quelle population est visée et dans quelles conditions le terrain a été conduit.

Le document met notamment en regard le confort et le sexy, puis le coton et la dentelle, pour les hommes et les femmes. Mais l’extraction de texte disponible ne permet pas d’attribuer sûrement les pourcentages aux différentes barres des graphiques. Aucun résultat chiffré de cette enquête n’est donc repris ici : déplacer un nombre vers la mauvaise catégorie fabriquerait un résultat. Ce silence est une décision éditoriale, pas un manque à combler.

Trois chiffres anciens sans échantillon publié

La page Ipsos pour Version Femina, datée du 13 juin 2006, porte le titre « Dessous chics : un domaine privilégié des femmes où les hommes s’aventurent peu ». Selon cette page, 63 % des hommes n’achètent jamais de lingerie pour leur compagne. Dans la même enquête, 26 % des hommes souhaiteraient que leur compagne porte un bustier ou un porte-jarretelles sans oser le demander. La page indique enfin que la culotte en dentelle est dite la plus séduisante par 38 % des femmes et 34 % des hommes.

Ces trois chiffres sont publiés sans l’effectif de l’échantillon, sans les dates ni les conditions du terrain, et sans la formulation détaillée des questions. Ils restent donc des résultats attribués à cette page de 2006, non une mesure à laquelle nous ajouterions nous-mêmes une représentativité. Le contraste avec la fiche de 2015 montre pourquoi deux enquêtes signées par le même institut ne se citent pas avec la même assurance. La page lingerie et société examine ce croisement entre commerce, normes et industrie sans confondre discours marchand et preuve.

353 Américaines, une corrélation et la limite des grands récits

Une enquête auto-déclarée sur des jours différents

Changer de méthode change aussi le genre de réponse obtenu : il ne s’agit plus seulement de choisir, parmi une liste, ce qui paraît séduisant. L’article de Craig et Gray publié en 2020 dans PLOS ONE étudie 353 Américaines âgées de 25 à 45 ans et engagées dans une relation de couple. Les participantes ont été recrutées par les réseaux sociaux et par un panel Qualtrics. Dans cet échantillon de 353 femmes, 88,7 % déclarent porter ou avoir porté de la lingerie.

Les participantes évaluent leurs sous-vêtements comme plus sexy les jours où elles s’attendent à un rapport : la moyenne est de 5,68 contre 3,87 les autres jours, avec p < 0,001. Une lingerie ainsi évaluée est corrélée à davantage de désir, d’excitation et de satisfaction. Ce lien est le résultat central ; il ne transforme pas l’une des variables en moteur de l’autre. L’hypothèse selon laquelle la lingerie signalerait l’initiative n’est d’ailleurs pas confirmée.

Corréler n’est pas démontrer une cause

Ces nombres restent ceux d’une enquête transversale fondée sur des réponses auto-déclarées. Ils décrivent ce que les participantes rapportent et la manière dont elles évaluent leurs propres sous-vêtements ; ils n’observent pas directement un effet produit. Le recrutement par réseaux sociaux et panel Qualtrics borne lui aussi la portée de l’échantillon. Ce que la recherche établit est donc plus étroit : dans ce groupe, des évaluations plus sexy vont avec davantage de désir, d’excitation et de satisfaction, sans preuve de causalité.

Cette recherche ne permet donc ni de prolonger les résultats français, ni d’affirmer que la lingerie produit le désir. La question de savoir si la lingerie trouble davantage que la nudité offre un autre exemple de confrontation entre intuition et mesure. Ici, le p < 0,001 accompagne la différence observée ; il n’efface ni le dispositif auto-déclaré ni l’absence de causalité. La prudence méthodologique retire certes de l’éclat au récit, mais elle évite de transformer une association en nature féminine. Une corrélation bien bornée vaut davantage qu’un récit séduisant sur ce que seraient, une fois pour toutes, les hommes et les femmes.

Questions fréquentes

Peut-on dire que les femmes ne recherchent que le confort ?

Non. Dans le sondage RougeGorge/Ifop de janvier 2016, plus de sept femmes sur dix citent le confort dans la question sur leurs attentes, mais 44 % citent aussi la sensualité. Parmi les femmes, celle-ci atteint 59 % chez les moins de 35 ans, contre 36 % chez les 35 ans et plus.

Recevoir de la lingerie est-il souvent gênant ?

Sur la base des femmes interrogées, 7 % se disent gênées, 5 % stressées et 3 % vexées, soit 15 % de sentiments négatifs au total. Les réponses les plus fréquentes sont « aimée » à 30 %, « flattée » à 29 % et « amusée » à 20 %.

La dentelle fait-elle l'unanimité auprès des hommes ?

Non. À la question à choix dans une liste sur l'élément le plus séduisant, la dentelle recueille 35 % dans l'ensemble de l'échantillon, 25 % parmi les hommes et 43 % parmi les femmes. Dans ce sondage, elle est donc plus souvent choisie par les femmes.

Quelle marge d'erreur faut-il appliquer au sondage Ifop de 2016 ?

Nous n'en reprenons ni n'en calculons aucune : la fiche technique retenue ne nous en fournit pas. Il ne faut donc pas en inventer une. Les résultats doivent être lus avec les informations disponibles : 1 003 personnes de 18 ans et plus, interrogées en ligne du 11 au 14 janvier 2016 pour RougeGorge Lingerie.

L'étude de Craig et Gray prouve-t-elle que la lingerie augmente le désir ?

Non. L'enquête porte sur 353 Américaines de 25 à 45 ans en couple et repose sur des déclarations. Une lingerie évaluée comme plus sexy est corrélée au désir, à l'excitation et à la satisfaction, mais l'étude est transversale : elle ne démontre pas que la lingerie en est la cause.